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Variations Goldberg

Alexandre Tharaud

Ven 17 Mai 2013, 20:30 Théâtre des Nouveautés. A
Sam 18 Mai 2013, 20:30 Théâtre des Nouveautés. A

Sacré Soliste de l’année aux Victoires de la Musique Classique 2012, Alexandre Tharaud interprète les Variations Goldberg, un monument du répertoire immortalisé par Glenn Gould.

Alexandre Tharaud est un pianiste au parcours singulier, aux choix aussi inattendus que subtilement agencés qui l’ont conduit, d’une image de jeune musicien inclassable et presque marginal, à une notoriété dépassant largement le cercle habituel des mélomanes, faisant aujourd’hui de lui, avec Hélène Grimaud mais dans un registre radicalement différent, le pianiste français le plus demandé à l’intérieur et hors de nos frontières... Alexandre Tharaud est déjà venu à plusieurs reprises au Parvis. Passionné par l’ensemble des répertoires et dédicataire de nombreuses œuvres contemporaines, il s’était grandement impliqué pour que le Parvis accueille en 2005 conjointement l’exposition de Jean-François Boclé et la création de Thierry Pécou dans un seul projet intitulé Outre-mémoire qui traitait de la mémoire de la traite des noirs. Il était revenu l’année suivante avec l’Orchestre de Pau pour une magnifique interprétation d’un concerto de Mozart.

Les Variations Goldberg appartiennent à une famille d’œuvres composées dans la dernière partie de la vie de Bach. La variation lui apparaît alors comme un des genres les mieux adaptés à satisfaire son idéal intellectuel et spirituel d’unité dans la diversité, d’identité du Un et du Multiple, couronnant un siècle et demi de pensée baroque et témoignant ainsi, par la musique plutôt que par les mots, de sa propre théorie musicale. Les Variations Goldberg figurent parmi les sommets absolus du genre. Elles se composent d’une aria suivie de trente variations et, pour finir, d’une reprise de l’aria initiale. Trente-deux pièces en tout, l’aria elle-même étant composée de trente-deux mesures, divisées en deux sections de seize mesures. Et le musicien va déduire la macrostructure de l’œuvre de la microstructure de l’aria. Une prouesse qui force l’admiration de tous ceux qui se plongent dans cette architecture infiniment ouvragée et dont l’auditeur perçoit en même temps toute l’élégance et la richesse.

« S’éprendre, s’arracher, avancer, l’essentiel étant de toujours rester ébloui » est sa devise. Inattendu, taquin, Alexandre Tharaud porte cette maxime avec lui comme d’autres la routine, l’appliquant à la vie en général et au piano en particulier.
Judith Chaine, Télérama, juin 2004