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théâtre
PAS PLEURER
LYDIE SALVAYRE / ANNE MONFORT
lundi 05 octobre 2020 à 20h30
mardi 06 octobre 2020 à 18h
mardi 06 octobre 2020 à 20h30
mercredi 07 octobre 2020 à 18h
mercredi 07 octobre 2020 à 20h30

Adaptation de Pas pleurer, le roman de Lydie Salvayre, prix Goncourt en 2014, ce spectacle est porté par deux acteurs, à la fois narrateurs et personnages. Un film s’intègre à l’histoire. Celle de Montse, la mère de la narratrice, jeune paysanne catalane en 1936.

 

En 2014, le Prix Goncourt récompensait Pas pleurer, le roman de Lydie Salvayre publié au Seuil. Pas pleurer retrace parallèlement l’histoire de Montse, la mère de la narratrice, qui, jeune paysanne catalane en 1936, découvre d’un même coup liberté politique et sexuelle, et le revirement de Bernanos, catholique fervent, révolté par une Église qui bénit les atrocités commises par les troupes franquistes. Montse finira par s’exiler en France, traversant la frontière, son enfant de quelques mois dans les bras. Et c’est de là qu’elle raconte à sa fille Lidia, dans un français mêlé d’espagnol, cet été 1936, peut-être la seule chose qui lui reste vraiment en mémoire.

Mise en scène par Anne Monfort, cette adaptation réunit deux acteurs : Anne Sée, qui incarne Lidia, sorte de double de l’auteure et de sa mère Montse ainsi que Marc Garcia Coté, qui, par l’angle politique contemporain, entre dans cette histoire passée et y incarne les jeunes révolutionnaires de 1936.

Tous deux cherchent à saisir les constellations familiales, le présent à la lueur du passé, chacun avec un projet – Lidia, littéraire, Marc, cinématographique. Cette enquête passe par l’affection, la colère, des strates de connaissance, des degrés de réalité et d’incarnation. Les acteurs entrent dans la fiction, prennent en charge les personnages puis la narration, font entendre la langue de Montse, le français, le catalan, dans une logique musicale.

En arrière-plan, un dispositif cinématographique propose une vision contemporaine de Barcelone, vide et fantomatique. Ce film crée un contre-champ onirique ou cauchemardesque et fonctionne parfois de façon autonome, comme une fenêtre sur le film en construction dans la fiction. Ainsi se crée un hors-champ atmosphérique, celui d’une femme (Lidia ?) sur les traces de sa mère dans une Barcelone où elle croise des « nationaux » d’aujourd’hui, résurgences contemporaines des guerres passées.

TARIF C